Je suis moins présente ici mais toujours en pleine confiance.
Moins active dans mon activité indépendante. Plus engagée dans un poste salarié.
Et je pourrais raconter cette histoire comme un retour en arrière.
Mais ce serait faux.
Parce que ce choix n’a rien d’un recul. Il a été posé en conscience. Et surtout, il a été posé en confiance.
La confiance n’est pas toujours là où on l’attend
On croit souvent que la confiance, c’est oser tout quitter.
Se lancer.
Tenir bon.
Ne jamais revenir en arrière.
Pourtant, la confiance peut aussi ressembler à autre chose.
Elle peut ressembler à une décision calme.
À un ajustement.
À un retour vers plus de sécurité.
Le psychologue William Bridges, spécialiste des transitions, explique que tout changement comporte une phase intermédiaire — une “zone neutre” — où l’on ne sait pas encore exactement ce qui vient ensuite.
👉 https://wmbridges.com/about/what-is-transition/
Cette zone peut être inconfortable… Mais elle est fertile.
Faire le chemin, puis choisir
Ces dernières années, j’ai exploré.
Parfois j’ai créé.
Avec passion j’ai transmis.
Quand je pouvais, j’ai accompagné.
Bien entendu, j’ai aussi douté.
Sans cesse questionné.
Régulièrement ajusté.
Et aujourd’hui, revenir partiellement au salariat ne ressemble pas à une défaite.
Cela ressemble à une étape intégrée.
Quand on a vraiment fait le chemin, on ne revient jamais au point de départ.
On revient autrement.
Le sociologue Hartmut Rosa parle d’“accélération sociale” pour décrire cette pression permanente à aller plus vite, plus loin, plus haut.
👉(11) Vidéo | Facebookhttps://www.facebook.com/watch/?v=1380619456612449
Mais parfois, faire autrement est justement un acte de résistance douce.
Le choix en conscience renforce la confiance
Il y a une grande différence entre :
- subir un changement
- et choisir un changement
La psychologue Carol Dweck explique que notre manière d’interpréter une situation influence profondément notre développement.
👉 Psychologie positive : Changer d’état d’esprit | My Mooc
Lorsque le choix est conscient, il devient structurant.
Il ne fragilise pas la confiance.
Il la consolide.
Parce qu’il repose sur une question essentielle :
De quoi ai-je vraiment besoin maintenant ?
La confiance, c’est s’autoriser à faire autrement
Faire autrement, ce n’est pas forcément faire plus.
C’est parfois faire moins.
Oser revenir à un cadre plus stable.
Accepter que notre énergie change.
Reconnaître que nos priorités évoluent.
Et ce mouvement n’est pas un échec.
C’est une forme de maturité.
La confiance en soi ne consiste pas à maintenir coûte que coûte une trajectoire choisie il y a cinq ans.
Elle consiste à réévaluer en conscience.
À s’écouter.
À ajuster.
✨ Exercice de visualisation : le rond-point de la confiance
Si vous avez l’impression de tourner en rond, je vous propose un temps de pause.
Installez-vous confortablement.
Fermez les yeux.
Imaginez que vous êtes dans un rond-point.
Vous tournez.
Plusieurs sorties sont visibles.
Certaines sont familières.
D’autres inconnues.
Maintenant, imaginez que chaque sortie représente un choix.
Approchez-vous mentalement de l’une d’elles.
Posez-vous ces questions :
- Cette sortie me donne-t-elle de l’apaisement ?
- Mon corps se détend-il ou se contracte-t-il ?
- Est-ce que je choisis par peur… ou par confiance ?
Restez quelques instants avec cette sensation.
La confiance ne crie pas.
Elle murmure.
Elle se manifeste souvent par un calme intérieur
Quand la porte s’ouvre
Ce que j’observe aujourd’hui, c’est que lorsque le choix est aligné, la porte s’ouvre naturellement.
Pas parce qu’on force.
Pas parce qu’on prouve.
Mais parce qu’on est au clair.
Être au clair sur ce que l’on veut.
Savoir ce dont on a besoin.
Eliminer ce que l’on ne veut plus.
Cette clarté crée une forme d’attraction.
Et la confiance qui en découle est plus stable, plus douce, plus ancrée.
En résumé
Changer n’est pas reculer.
Revenir n’est pas échouer.
Oser faire autrement n’est pas trahir son parcours.
C’est parfois l’honorer.
La vraie confiance ne consiste pas à avancer coûte que coûte.
Elle consiste à choisir en conscience.
Et à s’autoriser à évoluer.
Si vous traversez une période de choix ou de transition, je serais heureuse de lire votre expérience.
Parfois, mettre des mots sur le mouvement suffit à sortir du rond-point.